Comment choisir ton statut selon ton projet ?
Tu l’as vu, il n’y a pas une forme juridique en conciergerie “idéal” pour tout le monde. Le bon statut, c’est celui qui colle à ton projet, à ta façon de bosser, à ton ambition et à tes moyens du moment. Voici deux cas de figure très fréquents chez les créateurs d'entreprise de conciergerie, avec notre recommandation pour chacun 🐼
Tu démarres seul·e avec peu de frais ➜ choisis la micro-entreprise
Tu veux lancer ton entreprise sans trop de risques, tester l’activité, gérer quelques logements et voir si ça prend ? Tu bosses seul·e, avec peu de frais et tu préfères avancer vite sans t’embourber dans l’administratif ?
👉 Le régime micro-entrepreneur est fait pour toi.
Ça peut être une première étape. Tu bénéficies d’un cadre simple pour débuter : pas de TVA, pas de comptabilité lourde, peu de frais. C’est le statut parfait pour “mettre un pied dans la piscine”, et voir si la conciergerie et l'entrepreneuriat, c’est vraiment pour toi. Mais garde en tête : dès que tu dépasses les 77 700 € de CA, le seuil de TVA (fixé à 37 500€ encore pour 2025, mais des discussions sont en cours pour l’abaisser à 25 000€) que tu veux embaucher et déléguer, ça risque de coincer. Il faudra alors envisager un passage vers une forme juridique plus adaptée, incluant des formalités plus lourdes à ce moment-là.
Tu es seul·e mais tu veux aller plus loin ➜ entreprise individuelle (EI)
Tu as déjà un peu de visibilité sur ton activité. Tu vas avoir des frais conséquents (logiciels, prestataires, déplacements…), tu veux pouvoir les déduire, et/ou tu vas vite dépasser le plafond de la micro ?
👉 L’entreprise individuelle est un bon compromis entre souplesse et structure.
Tu restes en nom propre, mais tu passes au régime réel, où tu peux déduire tes charges. Tu gagnes en crédibilité, tu peux opter pour la TVA, et tu prépares la suite sans basculer tout de suite en société. C’est un bon tremplin pour un projet qui commence à s’installer.
Tu vises la croissance ou tu veux t’associer ➜ société (EURL, SAS/SARL)
Tu as une vraie vision d’entreprise et un business plan complet. Tu veux professionnaliser ton offre, travailler avec d’autres personnes, peut-être même recruter ou former une équipe. Tu sais que tu vas générer du chiffre d'affaires, tu vas avoir des frais, tu veux pouvoir investir et faire évoluer ta conciergerie type airbnb.
👉 La société (EURL/SASU ou SAS/SARL) est clairement plus adaptée.
Tu gagnes en crédibilité, tu protèges ton patrimoine, tu peux récupérer la TVA, embaucher, t’associer, et construire un business pérenne. C’est un peu plus de boulot au départ, mais c’est le bon choix pour poser les fondations solides de ta conciergerie.
Petit rappel sur les formes juridiques en société :
- EURL si tu veux rester en solo, en tant que travailleur non salarié (TNS). C'est moins de cotisations sociales, mais une couverture sociale plus faible sauf si tu sosucrits à des complémentaires privées.
- SASU si tu veux rester en solo, en tant qu'assimilé salarié. Ça t'offre une meilleure protection sociale, proche de celle d'un salarié, mais ça implique des cotisations sociales plus élevées même sans rémunération et l'obligation de passer par un comptable.
- SAS/SARL si vous êtes plusieurs. Le choix entre SAS (assimilé salarié) ou SARL (TNS) dépendra du niveau de protection souhaité… et du budget disponible pour les frais.
Tu touches l’allocation de retour à l’emploi (ARE) et tu te demandes si tu peux quand même lancer ta conciergerie ? Bonne nouvelle : oui, c’est possible ! Selon le statut juridique que tu choisis, tu peux cumuler ton ARE et les revenus de ton activité. C’est un vrai levier pour te lancer sereinement, en limitant les risques les premiers mois.